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GRAND-BASSAM : UNE CONTESTATION POST-ÉLECTORALE VIRE A L’AFFRONTEMENT
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GRAND-BASSAM : UNE CONTESTATION POST-ÉLECTORALE VIRE A L’AFFRONTEMENT

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À Grand-Bassam, des manifestants ont entrepris de marcher sur la Préfecture très tôt ce matin. Ils attendaient protester ainsi contre la non-prise en compte de leurs votes lors de la récente élection municipale partielle dans la ville historique. Une marche pacifique, qui a viré à l’affrontement.

Ils ont pris d’assaut très tôt ce matin les rues du quartier France. Dénonçant «  la confiscation de leurs droits et libertés », les populations de Grand-Bassam tenaient à remettre au Préfet de la ville, une motion de protestation contre la non-prise en compte de leurs votes, lors de la récente élection du Maire de Grand-Bassam. « La marche pacifique consistait à marcher du quartier France jusqu’à la Préfecture pour remettre un courrier au Préfet, lui signifiant qu’il y a des quartiers de la ville qui ont voté, mais leurs voix n’ont pas été prise en compte. Nous avons fait toutes les démarches et obtenu l’aval du Préfet. La Police et la Gendarmerie ont été également informées »,nous a rapporté un manifestant joint par téléphone.

Pourtant chemin faisant,  rapporte notre interlocuteur, les manifestants  seront pris à parti par des individus se disant proches de Jean-Louis Moulot, déclaré vainqueur  à l’issu du scrutin. « Ce matin aux environs de 08h, les partisans de Jean-Louis Moulot ont commencé à se rassembler au centre culturel. Et la Police est venu discuter avec eux, leurs demandant de dégager les lieux. Quelques instants après, le Préfet fit appel aux organisateurs de la marche qui s’y rendirent,  escortés par des Gendarmes.  Ils ont alors été interceptés par des partisans de Jean-Louis Moulot, menaçant de marcher à leurs tours après notre marche. Et lorsque qu’on a commencé à marcher, ils ont quitté le centre culturel et ont commencé à nous attaquer avec des jets de pierres. Ils étaient armés de machettes… » . Une action  qui a provoqué la riposte des marcheurs, précise notre source : « Même si on dit qu’on n’a pas de force, on ne va pas rester les bras croisé alors qu’on vient nous attaquer chez nous. Puisque c’est avec des cailloux qu’ils nous lapidaient, nous aussi on a répliqué avec des cailloux. Pour les repousser… ». 

Depuis la tenue de l’élection municipale partielle à Grand-Bassam, le candidat malheureux, Georges Philipe Ezaley ne cesse de crier à la fraude. Des violences ayant surgies au cours de l’élection dans trois lieux de vote comprenant 15 bureaux de votes, ils  ont été fermés, ou les votes invalidés. Des bureaux de votes  , réputés majoritairement favorable au Maire sortant. Et  même si ces  manifestants nient  toute connivence avec  Georges Philipe Ezaley, ils voient d’un mauvais œil que des troubles n’aient émaillés que  des bureaux de vote lui soient   favorables. « On ne marchait pas pour Ezaley, on marchait pour nous même nos droits .Parce qu’on a voté et ils n’ont pas comptabilisé nos voix.  Dans ces mêmes centres là,  (NDLR, les centres où les votes ont été invalidés), il y a aussi des partisans de Moulot qui votent là-bas. Mais , nous nous demandons pourquoi ils n’ont pas cassé aussi les centres qui sont favorables à Moulot ? Les centres  comme Municipalité, Carrefour  Jeunesse, Lycée… » s’interroge notre interlocuteur.  

En attendant le bilan des officiels, on a appris  que ces affrontements ont fait plusieurs blessés. A la mi-journée, les forces de l’ordre étaient parvenues à ramener le calme. Un calme précaire, puisque quelque minutes plus-tard, des individus incendiaient le  « Maquis la Plage » au quartier France, propriété du Maire sortant Georges Philipe Ezaley.

Armand Bledou

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